Les lock-outés du JdeM frappent les partenaires du quotidien

Revue de presse

Les membres du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal (STIJM) ont décidé de diversifier leurs moyens de pression envers leur employeur en s’attaquant non pas au JdeM comme tel, mais aux entreprises faisant la promotion du quotidien.

C’est ainsi que les lock-outés ont occupé aujourd’hui une succursale de la chaîne Canadian Tire, située à l’intersection des rues Jean-Talon et Langelier, à Saint-Léonard. Dans ce commerce, comme dans ceux de la chaîne d’alimentation Sobey’s, le Journal de Montréal offre des abonnements au rabais « pour compenser les effets du conflit de travail sur les ventes du journal », estimait aujourd’hui le syndicat, par voie de communiqué. Au même moment de l’occupation du local du Canadian Tire de Saint-Léonard, deux représentants syndicaux remettaient d’ailleurs une lettre au vice-président marchands de l’Est du Canada de la compagnie, monsieur Brian Vandzura. Selon le syndicat, l’association avec le Journal de Montréal contrevient à la Charte des responsabilités sociales de l’entreprise.

« Les entreprises d’ici devraient être gênées de s’associer au Journal de Montréal et à Quebecor, le champion des conflits de travail au Québec, avec 14 lock-outs en moins de 15 ans », a indiqué Raynald Leblanc, président du STIJM.

En plus de Canadian Tire et de Sobey’s, la pétrolière Ultramar maintiendrait son partenariat avec Quebecor en continuant d’offrir gratuitement le Journal de Montréal dans ses certaines de ses succursales, à l’achat d’un café.

Le syndicat réitère sa volonté de ramener son employeur à la table de négociation pour mettre fin au conflit qui perdure depuis plus d’un an, et se dit toujours ouvert à participer à un véritable processus de discussions.

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