Weezer – Raditude

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Le groupe le plus connu de geek rock nous offre un nouvel album, Raditude. Ce septième album studio décevra malheureusement les puristes. Les membres de Weezer auraient-ils perdu leur inspiration?

Oh, n’allez pas croire que tout est perdu. Le quatuor dirigé par Rivers Cuomo offre encore une bonne musique, des riffs simples mais entraînants et un rock plus que satisfaisant.

Non, le problème est que Weezer se rapproche inéluctablement du registre pop-rock, un chemin tendancieux emprunté dès l’album Make Believe, sorti en 2005. The Red Album, sorti l’an dernier, n’avait fait qu’accentuer ce passage vers une musique générique s’approchant dangereusement du même genre de musique que celle produite par des groupes résolument pop, tel que Simple Plan.

Raditude a pourtant quelques bonnes pièces; on embarque facilement dans le premier extrait, (If You’re Wondering If I Want You To) I Want You To. Les connaisseurs y verront une agréable ressemblance avec Buddy Holly, du Blue Album. Malheureusement, ça ne s’améliore pas par la suite, du moins pas avant d’atteindre le second disque.

Mentionnons, au passage, l’horreur intégrale qu’est Can’t Stop Partying; s’il s’agit d’un hommage à tout ce que la dance-pop peut produire de plus abject, c’est totalement réussi.

En débutant l’écoute du second disque, on tombe sur Get Me Some, pièce beaucoup plus hard rock que ce à quoi Weezer nous a habitués au cour des ans. Plutôt réussi, cependant.

Et c’est malheureusement tout. Le reste n’est qu’une banale répétition des mêmes thèmes musicaux, qui se fondent dans une masse sonore uniforme. Où est la passion des premiers albums? Le rock puissant et émotif? L’époque où on sentait que Rivers Cuomo crachait ses trippes dans le micro est résolument terminée.

Et depuis longtemps.

2,5/5

En magasin dès aujourd’hui.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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