The Raveonettes au Club Soda

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Le duo danois de pop-rock The Raveonettes s’est produit hier au Club Soda de Montréal, sans aucune prétention, mais sous une diablement bonne énergie.

The Raveonettes est un duo danois de pop-rock connu sur la scène indie pour associer des mélodies légères toutes droit sorties des années 50 avec un son de guitare rock-garage bien distordu. À l’écoute des Raveonettes, on ne peut s’empêcher de s’imaginer accoudé au comptoir d’un café des années 50, un milkshake à la main tout en pivotant sur les banc tournants. Bref et sans détours, affirmons simplement que The Raveonettes possède un son de rock bien rétro, tenant sur quatre accords, mais tout de même drôlement efficace.

Le guitariste Sune Rose Wagner aime bien se plonger dans de lourdes nappes de bruit blanc, entouré de sa quantité impressionnante de pédales de distorsions. Sharin Foo l’accompagne dans ses folles envolées de sa voix vocodée. The Raveonettes possède ainsi un charme irrésistible; pas assez connu ni important pour jouer à la vedette, pas assez populaire pour faire courir les foules.

Finalement, c’est dans une ambiance des plus intimes que ces derniers ont réchauffé le Club Soda hier soir. Un concert sous le signe de la non-prétention, où les vieux succès sont rois. En effet, The Raveonettes a fait plaisir à la foule en interprétant des pièces tout droit sorties de leur plus vieil EP de 2002,Wipe it On, comme Do you believe her ou My boyfriend’s back.

Concert diablement efficace, entrecoupé de la présentation des pièces de leur nouvel album, In and Out of Control. Saluons également la présence de Jakob Hoyer, excellent batteur. Petit bémol : impossible de discerner quoique ce soit dans la voix de Sharin Foo. Il est à savoir que les voix dans les pièces des Raveonettes sont toujours très fortement vocodées, mais de là à ne rien y entendre… Une erreur du côté des techniciens sans aucun doute, et c’est dommage. La foule demanda tout de même trois rappels, et ce de façon impérative. Les membres du groupe semblaient d’ailleurs surpris de l’accueil que le public montréalais leur a réservé. Quel plaisir c’était de pouvoir observer et décortiquer chacune des notes de guitare devant ses yeux; impossible d’être de mauvaise humeur en écoutant The Raveonettes. C’est d’ailleurs ce petit côté improvisé et sans prétentions qui était visible hier.

Fait inusité, le groupe invité The Black Angels a surpris tout le monde hier. Cette formation reprend tous les bons ingrédients formulés par The Brian Jonestown Massacre, Black Mountain ou encore The Dandy Warhols. Un rock psychédélique, même accompagné de cithare, mélangés à une voix éthérée et des solos de guitare enlevants. Influencés par The Velvet Underground et Black Rebel Motorcycle Club, ce groupe a tout pour plaire. Une excellente surprise, un excellent son!

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À propos du journaliste

Xavier Proulx

Architecte, ingénieur et photographe, Xavier Proulx est journaliste pour Pieuvre.ca depuis plusieurs années. Mélomane averti, il se spécialise dans la couverture des événements musicaux de Montréal. Pour lui, ces compte-rendus sont un prétexte pour décrire de façon onirique les impressions du spectateur.

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