Trophée Rose des Sables: des québécoises sur le podium
Revue de presse
La Rose des Sables, ce rallye-raid automobile féminin au travers du désert africain, prenait fin cette fin de semaine. Voici un compte-rendu de la dernière étape.

- Photo: Franck Dupre
L’étape marathon est venue clôturer, samedi après-midi, la 9e édition du Trophée Roses des Sables. Deux jours et une nuit dans le désert du sud Maroc, au départ d’Alnif, pour 450 kilomètres de pistes arides et souvent cassantes, et plus de 14 heures de pilotage.
C’était la dernière marche à franchir, l’ultime obstacle avant l’arrivée triomphale sur Marrakech, terme du Trophée Roses des Sables 2009. Deux jours d’orientation et d’endurance au cours desquels le mental dû bien souvent supplanter un physique trop éreinté par tant de kilomètres effectués, tant d’émotions à canaliser, tant de difficultés à affronter. Conséquence, samedi matin depuis le bivouac d’Alnif, seuls 42 équipages sur les 60 engagés prirent le départ de l’étape marathon. Santé ou mécanique défaillante, 18 véhicules durent rejoindre Marrakech en convoi. Lors du briefing, les médecins de la course rappelèrent aux équipages d’être particulièrement vigilants. Les consignes étaient strictes : au moins 10 litres d’eau par voiture. Une précaution qui n’empêcha toutefois pas certains équipages de connaître à nouveaux des troubles liés à la chaleur, terrible une nouvelle fois.
Du côté des concurrentes en course pour cette étape, le baromètre pointait la bonne humeur et la détermination. À l’image d’Aude, seule engagée en quad : «Je me régale depuis ce matin, même si je commence à sérieusement ressentir les conséquences de tous ces kilomètres parcourus. Les cervicales coincent un peu… mais c’est un pur plaisir quand même, le paysage est tellement magnifique.» Pour Anne-Claire de l’équipage 94, l’heure était à la stratégie : «Nous sommes parties dans les dernières pour avoir le temps d’étudier la route. Résultat, nous avons coupé et gagné 15 kilomètres par rapport au road book ! On ne joue pas pour gagner mais si on peut éviter de finir dernier, ce serait tout aussi bien.»
À noter que l’équipe formée de Diane et Marie-Claude Dozois, de Saint-Hilaire et Otterburn Park, a terminé troisième.
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